They never adopted the name for themselves (by stephane.c)
"They never adopted the name for themselves" is a never-ending series from Stéphane C. He has been working on it for years. It forms an enigmatic piece of work which may be quickly perceived as drifting away from plain documentary. On the contrary it should be approached as a personal quest, expressionist and poetic, where the technique used (analog photography, vibrant imagery, blur, highly contrasted black and white, enhanced grains...) produces pictures close to paintings. Images which suggest more than they show.
Milestones are set aside, times and places not clearly eager to be identified. The combination of pictures slowly brings out something which might be an inner fight, within the very soul. This fight comes from a duality and an ambiguity proposed by the artist as generic and within the essence of all things. Radiating light breaches, ecstatic blows, instants de grâce... All are opposed by dark and wild vibrations, violent and threatening. presences, feelings, depth and energies revealing invisible things to who can learn to see them. A quasi mystical reality is built up, its borders elusive. Some sort of a parallel world.
Mind arm-wrestling, inherent to human condition, in a world seemingly out of control and even presently perhaps on a slippery slope towards self-destruction. A crisis and lack of balance shown by some of the shots: the giacometian man, bent and falling into a rift, the ruins, the destroyed condo staircase, this other man busy dealing with a slot machine under a poster depicting Earth... Or even this trembling sign: "Coming soon very sad." Pictures with chaotic structures, tilted or implosive. Pictures which, one by one, propose a world of decaying territories.
Hunched shapes stroll about in these places, drowned in a paradoxical urban loneliness, as if captive of a ferocious system. Serious looking bodies have worn out looks. This is a portraiture of the Alienated Man, under stress, stuck within meanders and balances of power.
In fact the photographer, following the example of his subjects, is in search of soothing. Here the solution can only come from within, from the mind. A mental escape to leave one’s own jail, where the cerebral horizon is materialized by waves of light overrunning the pictures and spurting from their centre. Illumination, yes, bringing peace to faces and flooding landscapes. Shores. Omens. Images. Deep and existential...
One can see a slideshow of the pictures (13 minutes) here: http://vimeo.com/23934882
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Le photographe Stéphane C. travaille depuis des années sur la série sans fin "They never adopted the name for themselves", oeuvre énigmatique dont on perçoit assez vite qu'elle s'éloigne du champs documentaire commun. Et qu'elle doit s'aborder comme une recherche personnelle, expressionniste et poétique, où la technique picturale (photographies argentiques vibrantes, flous, noir et blanc contrasté à l'extrême, grain à volonté...) génère des images s'apparentant presque à des peintures, plus évocatrices que démonstratives.
Les repères sont éludés, les lieux et temps non identifiables. La combinaison des photographies met peu à peu à jour ce qui semble être un combat intérieur, dans l'âme, fruit d'une dualité et d'une ambiguïté que l'artiste revendique comme génériques et présentes dans l'essence de chaque chose. Brèches de lumières irradiantes, souffles extatiques, et instants de grâce, s'opposent à des vibrations noires, animales, violentes et menaçantes. Des présences, des ressentis, une profondeur et des énergies qui révèlent l'invisible à ceux qui savent le voir, et construisent une réalité presque mystique aux frontières élusives. Une sorte de parallèle.
Bras de fer intérieur donc, propre à la condition humaine, le tout dans un monde qui semble en perdre le contrôle, et qui serait peut être même engagé dans un processus d'autodestruction. Une atmosphère de crise et un vacillement énoncés par certains clichés symboliques, celui de l'homme giacomettien courbé et dégringolant vers le précipice, ceux des ruines, de l'escalier pavillonnaire détruit, de cet autre personnage affairé à une machine à sous devant un poster géant de la terre, ou encore de l'avertissement tremblant "Coming soon very sad"... Des images aux structures chaotiques, bancales ou implosives qui, au fur et à mesure qu'elles s'égrènent, dressent le constat de territoires en déclin.
Dans ces espaces, déambulent des silhouettes voûtées, comme noyées dans une solitude urbaine paradoxale, comme enfermées dans un système féroce. Les corps graves portent des regards usés. C'est un portrait de l'Homme aliéné, sous pression, pris dans cet engrenage et ces rapports de force.
Le photographe au fond, et à l'instar de ses sujets, cherche l'apaisement. Et Ici le salut ne peut être que mental, en soi. Une évasion interne pour s’échapper de sa propre geôle, où cet horizon cérébral se matérialise par des vagues de lumière envahissant les clichés et jaillissant de leur coeur. llumination oui, qui donne paix aux visages et inonde les paysages. Rivages. Présages. Images. Profondes et existentielles...
Stéphane C. expose à partir du 17 septembre 2011 au Musée de la Photographie de Braga (Portugal) dans le cadre du festival Encontros Da Imagem. Et participe en novembre au show collectif "Atlantica Colectivas" de la biennale FotoNoviembre de Tenerife (Espagne).
Un diaporama de ses photographies (13 minutes) est visible ici : http://vimeo.com/23934882
(2011-11-18)
"They never adopted the name for themselves" is a never-ending series from Stéphane C. He has been working on it for years. It forms an enigmatic piece of work which may be quickly perceived as drifting away from plain documentary. On the contrary it should be approached as a personal quest, expressionist and poetic, where the technique used (analog photography, vibrant imagery, blur, highly contrasted black and white, enhanced grains...) produces pictures close to paintings. Images which suggest more than they show.
Milestones are set aside, times and places not clearly eager to be identified. The combination of pictures slowly brings out something which might be an inner fight, within the very soul. This fight comes from a duality and an ambiguity proposed by the artist as generic and within the essence of all things. Radiating light breaches, ecstatic blows, instants de grâce... All are opposed by dark and wild vibrations, violent and threatening. presences, feelings, depth and energies revealing invisible things to who can learn to see them. A quasi mystical reality is built up, its borders elusive. Some sort of a parallel world.
Mind arm-wrestling, inherent to human condition, in a world seemingly out of control and even presently perhaps on a slippery slope towards self-destruction. A crisis and lack of balance shown by some of the shots: the giacometian man, bent and falling into a rift, the ruins, the destroyed condo staircase, this other man busy dealing with a slot machine under a poster depicting Earth... Or even this trembling sign: "Coming soon very sad." Pictures with chaotic structures, tilted or implosive. Pictures which, one by one, propose a world of decaying territories.
Hunched shapes stroll about in these places, drowned in a paradoxical urban loneliness, as if captive of a ferocious system. Serious looking bodies have worn out looks. This is a portraiture of the Alienated Man, under stress, stuck within meanders and balances of power.
In fact the photographer, following the example of his subjects, is in search of soothing. Here the solution can only come from within, from the mind. A mental escape to leave one’s own jail, where the cerebral horizon is materialized by waves of light overrunning the pictures and spurting from their centre. Illumination, yes, bringing peace to faces and flooding landscapes. Shores. Omens. Images. Deep and existential...
One can see a slideshow of the pictures (13 minutes) here: http://vimeo.com/23934882
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Le photographe Stéphane C. travaille depuis des années sur la série sans fin "They never adopted the name for themselves", oeuvre énigmatique dont on perçoit assez vite qu'elle s'éloigne du champs documentaire commun. Et qu'elle doit s'aborder comme une recherche personnelle, expressionniste et poétique, où la technique picturale (photographies argentiques vibrantes, flous, noir et blanc contrasté à l'extrême, grain à volonté...) génère des images s'apparentant presque à des peintures, plus évocatrices que démonstratives.
Les repères sont éludés, les lieux et temps non identifiables. La combinaison des photographies met peu à peu à jour ce qui semble être un combat intérieur, dans l'âme, fruit d'une dualité et d'une ambiguïté que l'artiste revendique comme génériques et présentes dans l'essence de chaque chose. Brèches de lumières irradiantes, souffles extatiques, et instants de grâce, s'opposent à des vibrations noires, animales, violentes et menaçantes. Des présences, des ressentis, une profondeur et des énergies qui révèlent l'invisible à ceux qui savent le voir, et construisent une réalité presque mystique aux frontières élusives. Une sorte de parallèle.
Bras de fer intérieur donc, propre à la condition humaine, le tout dans un monde qui semble en perdre le contrôle, et qui serait peut être même engagé dans un processus d'autodestruction. Une atmosphère de crise et un vacillement énoncés par certains clichés symboliques, celui de l'homme giacomettien courbé et dégringolant vers le précipice, ceux des ruines, de l'escalier pavillonnaire détruit, de cet autre personnage affairé à une machine à sous devant un poster géant de la terre, ou encore de l'avertissement tremblant "Coming soon very sad"... Des images aux structures chaotiques, bancales ou implosives qui, au fur et à mesure qu'elles s'égrènent, dressent le constat de territoires en déclin.
Dans ces espaces, déambulent des silhouettes voûtées, comme noyées dans une solitude urbaine paradoxale, comme enfermées dans un système féroce. Les corps graves portent des regards usés. C'est un portrait de l'Homme aliéné, sous pression, pris dans cet engrenage et ces rapports de force.
Le photographe au fond, et à l'instar de ses sujets, cherche l'apaisement. Et Ici le salut ne peut être que mental, en soi. Une évasion interne pour s’échapper de sa propre geôle, où cet horizon cérébral se matérialise par des vagues de lumière envahissant les clichés et jaillissant de leur coeur. llumination oui, qui donne paix aux visages et inonde les paysages. Rivages. Présages. Images. Profondes et existentielles...
Stéphane C. expose à partir du 17 septembre 2011 au Musée de la Photographie de Braga (Portugal) dans le cadre du festival Encontros Da Imagem. Et participe en novembre au show collectif "Atlantica Colectivas" de la biennale FotoNoviembre de Tenerife (Espagne).
Un diaporama de ses photographies (13 minutes) est visible ici : http://vimeo.com/23934882
(2011-11-18)




